06 nov. 2026

CamCopter S-300 : Schiebel fait entrer l'hélicoptère téléopéré dans une nouvelle dimension

Schiebel franchit une étape supplémentaire dans la conception de systèmes téléopérés. Avec le CamCopter S-300, le leader mondial des hélicoptères sans pilote, propose une plateforme capable d’aller plus loin et de voler plus longtemps, sans compromis quant aux équipements nécessaires et sans concession sur la fiabilité qui a fait sa réputation.

Le CAMCOPTER® S-300, au centre, encadré par deux CAMCOPTER® S-100.

© Schiebel

Doté d’une capacité d’emport pouvant atteindre 350 kilogrammes et d’une endu-rance de 24 heures avec 50 kilogrammes de charge utile, le S-300 marque un changement d’échelle pour Schiebel. Le drone cible notamment les missions maritimes : surveillance et renseignement (ISR), lutte anti-sous-marine et sou-tien logistique.

Après le CamCopter S-100, Schiebel a ainsi étoffé sa gamme d’un hélicoptère téléopéré taillé pour des missions plus longues et plus complexes. « Le CamCopter S-300, par ses performances, son rotor tripale pliable, son moteur utilisant le même carburant que les hélicoptères embarqués et sa maintenance réduite n’exigeant pas d’équipement spécifique, est parfaitement adapté à un emploi embarqué. Il répond à une demande croissante des clients pour un sys-tème combinant une endurance accrue, une capacité d’emport supérieure et une plus grande flexibilité de mission », explique Lubos Sramek, directeur général de Schiebel Aéronaval SAS, dans le Var.

Pour une mission de six heures, le S-300 pourra emporter jusqu’à 250 kg de charge utile, ce qui permet de combiner plusieurs équipements sur une même plateforme : systèmes électro-optiques et infrarouges (EO/IR), radar maritime ou SAR, relais de communication LOS & SATCOM, équipements de guerre électronique (ELINT, COMINT), lanceurs de bouées acoustiques, détecteur d’anomalies magnétiques (MAD), LIDAR, AIS, IFF, entre autres. Cette poly-valence élargit son spectre de missions bien au-delà de l’ISR, jusqu’à la lutte anti-sous-marine (ASM), les opérations maritimes multi-capteurs ou le trans-port de fret.

La lutte anti-sous-marine change de dimension

« Jusqu’à récemment, des dizaines de sous-marins sillonnaient les mers, que des dizaines d’hélicoptères prenaient en chasse. Or les mers commencent à être in-festées par des milliers de drones sous-marins et les moyens pilotés ne pourront pas suivre. Cette lutte reviendra de plus en plus aux moyens téléopérés. Nous concevons le CamCopter S-300 avec nos partenaires, notamment Thales et Na-val Group, aussi comme un outil de lutte anti-sous-marine à part entière. Il peut, entre autres, emporter un radar ASM, un MAD ainsi que huit grandes bouées acoustiques et leur relais de signaux, voire d’autres moyens ASM », ob-serve Lubos Sramek. « Le S-300 renforcera la capacité ASM des bâtiments qui en seront dotés. De plus, Schiebel, pionnier du MUM-T, travaille sur des con-cepts d’emploi ASM combinant hélicoptères pilotés et S-300 », précise Lubos Sramek.

Le S-300 est en particulier au cœur du projet SEACURE, piloté par Thales, financé par le Fonds Européen de Défense, qui vise à développer et à valider en mer un système intégré de plateformes sans pilote, destiné à mener des opéra-tions conjointes de lutte anti-sous-marine et de guerre des fonds marins, afin de protéger les infrastructures maritimes critiques.

Une plateforme multi-mission

Dans le domaine maritime comme dans tous les environnements, le S-300 peut couvrir un large éventail de missions : ISR, surveillance maritime, guerre élec-tronique, lutte anti-sous-marine, recherche et sauvetage, ou encore ravitaille-ment en mer.

« Le CamCopter S-300 est très facile à reconfigurer entre deux missions diffé-rentes : le changement de charge utile ne prend qu’un quart d’heure. Moins d’une heure après avoir achevé une mission ASM, le S-300 peut par exemple redécoller avec une charge sous élingue pour la transporter vers un autre navire et changer de mission en vol si nécessaire afin de soutenir des opérations de recherche et sauvetage », ajoute Lubos Sramek. Le S-300 vient ainsi compléter les moyens habités sur un grand nombre de leurs missions, en préservant équi-pages et potentiel.

Une architecture commune avec le S-100

Comme le S-100, le S-300 est conçu pour opérer depuis des bâtiments de sur-face sans équipement de lancement ou de récupération, avec un déploiement possible depuis des frégates ou des patrouilleurs hauturiers. « Les clients peu-vent utiliser la même station de contrôle pour les deux systèmes. Cela réduit les besoins de formation, simplifie la logistique et augmente la flexibilité opéra-tionnelle », souligne Lubos Sramek. « Le S-300 est en outre doté d’une liaison de données satellitaire qui élargit son domaine d’emploi, en longue élongation comme en vol à basse altitude, une capacité qui sera également intégrée au S-100 ».

Le résultat est une plateforme pensée, non pour une fonction opérationnelle unique, mais pour une multitude de missions : de la surveillance maritime à la lutte anti-sous-marine ou anti UAS, en passant par la logistique. Un position-nement qui traduit l’évolution du rôle des drones dans les architectures navales, où persistance et polyvalence occupent une place croissante

06 nov. 2026

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