04 nov. 2026

Diodon prolonge les missions de drones en mer grâce à son caisson Reef

Près de dix ans après sa création, Diodon élargit son offre au-delà de ses minidrones étanches et gonflables. Reef permet de lancer, récupérer et entretenir un drone aérien depuis un navire habité ou un drone de surface, pour prolonger les missions de surveillance en mer.

Drone et caisson maritime DIODON REEF
© DIODON Drone Technology

L’entreprise spécialisée dans les minidrones aériens étanches et gonflables se diversifie : elle propose désormais une box, baptisée REEF, pour tout drone embarqué, que ce soit sur un navire habité ou sur un drone de surface. Diodon s’adresse à tous les fabriquants et utilisateurs d’USV, afin d’élargir son portefeuille de clients.

Diodon est principalement venu à l’export, auprès de forces gouvernementales en Europe du nord, comme aux Pays-Bas, clients historiques dès 2018 et en Asie, Singapour en tête. L’idée du Reef a germé lors de l’exercice Task Force X de l’OTAN en 2025 en mer Baltique. Plusieurs acteurs des pays présents ont manifesté leur intérêt pour une boite dédiée à leurs drones. Des chantiers navals sont aussi en recherche de ce type de solution.

Diodon a saisi l’opportunité et présente aujourd’hui son Diodon Reef : cette boite d’accueil de drone est conçue pour s’arrimer sur n’importe quel pont, de navire ou de drone de surface. La mise en œuvre des drones aériens est automatisée. Compacte, elle s’adapte à l’embarcation « en termes d’alimentation et de fonctionnement autonome, permet le lancement du drone aérien sur une plateforme à la mer. Évidemment, la récupération est l’un des gros défis technologiquement parlant surtout lorsque la mer est particulièrement formée », explicite Antoine Tournet, président et co-fondateurs de Diodon, « et c’est un de nos savoir-faire, combiné à la robustesse du drone, qui peut se poser de manière un peu rude et aux algorithmes utilisés dans le pilotage des phases finales d’approche ».

Rinçage et lubrification automatiques

De son côté, le Reef interagit avec les données du bateau pour faciliter l’appontage, malgré les mouvements de mer. En outre, Diodon a prévu du matériel capable de rester plusieurs semaines en mer : « Outre sa maritimisation, le Reef dispose d’un système automatique de rinçage et de lubrification du drone. Lequel, reconditionné, est prêt à repartir en mission de surveillance», précise Antoine Tournet. Le caisson emporte entre 5 à 10 litres d’eau douce pour le rinçage, limitant ainsi la corrosion du drone.

Les minidrones de la société sont en effet équipés de capteurs optiques et infrarouges, fonctionnent de jour comme de nuit, principalement pour de la levée de doute. Leur autonomie est autour de 40 minutes. Mais ce nouveau système permet à l’opérateur de le laisser sur une longue période en mer. Si les conditions de mer sont trop mauvaises pour l’appontage, les drones Diodon, totalement étanches, se posent à la surface, se laissant flotter jusqu’au bon moment.
Drone et box pèsent autour de 60 kg. Autre nouveauté : la possibilité d’interfacer le Reef au système de commandement de l’USV : il devient alors un capteur à part entière. Ce qui présente un double intérêt pour l’utilisateur final.

04 nov. 2026

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