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Assurances : Diot-Siaci voit grand et loin
Pour sa deuxième participation à Euronaval, le courtier en assurances maritimes Diot-Siaci s’intéresse notamment au marché des drones, en plein essor. Le salon accueille cette année 59 exposants spécialisés dans ce domaine, contre 17 il y a deux ans.
© Diot-Siaci
L’obligation légale, née en 2021 d’assurer en responsabilité civile les drones maritimes et navires autonomes, a profondément modifié l’appréhension des risques maritimes par l’ensemble de la filière. Fournisseurs, distributeurs, utilisateurs ont travaillé à l’analyse de leurs risques et au placement de ceux-ci sur le marché de l’assurance.
C’est dans ce contexte que Diot-Siaci, courtier leader en assurances maritimes, a accompagné et accompagne toujours ses clients en laissant une place importante à l’innovation. Certains risques, relevant traditionnellement du régime classique de « responsabilité civile » (RC), peuvent désormais se couvrir par une approche « dommages ».
Pérennisées, ces garanties changent la façon de travailler de l’assuré et du courtier en assurances Diot-Siaci : « Désormais, l’urgence n’est plus de chercher et identifier les responsabilités des uns ou des autres. Dès lors qu’un dommage est constaté, assuré et valorisé, il est indemnisé par les assureurs. C’est un gain de temps exceptionnel pour nos clients dans la gestion de leurs sinistres. La question des responsabilités se posera dans un second temps pour l’exercice des recours mais d’elle ne dépend plus l’indemnisation », explique Clément Le Forestier, courtier. « Ces produits d’assurance sont efficaces dès lors que la question de la disponibilité des équipements se pose, en matière de maintien en condition opérationnelle par exemple. Cela permet à la Marine nationale par exemple de ne pas voir un de ses navires immobilisés trop longtemps pour des expertises, contre-expertises et analyses. Régler le sinistre rapidement permet de procéder aux réparations et de permettre à l’unité d’être à nouveau opérationnelle dans de meilleurs délais ».
Des polices packagées couvrent la vie du drone
Au-delà de ces approches RC ou Dommages, Diot-Siaci travaille également à protéger les actifs de ses clients « de manière simple, efficace et globale. Nous avons la capacité d’accompagner nos clients dronistes sur l’ensemble de leurs risques « drones ». Pour simplifier l’utilisation, nous proposons des polices packagées qui couvrent la vie du drone », explique encore Clément Le Forestier. Tous les risques sont couverts : ceux pendant le transport du matériel entre son lieu de fabrication à sa destination finale, y compris à l’international, les dommages causés pendant les phases de tests en mer ou en bassin. Les garanties couvrent également les périodes de stockage à terre ou à bord de toute embarcation, ainsi que les accidents pendant l’exploitation commerciale en mer…
Le marché des drones, très dynamique, comprend bon nombre d’ETI et de PME. Si la plupart des petites structures découvre ses obligations en assurance, elle est souvent freinée par les coûts ou n’imagine pas l’étendue du champ proposé par Diot-Siaci pour les accompagner. L’obligation d’assurance a néanmoins un effet vertueux. Des primes plus nombreuses et une sinistralité maîtrisée devrait permettre de faire baisser à terme le coût de ces assurances sur-mesure, selon le courtier.
« C’est un marché qui reste encore une niche », poursuit-il, « mais notre position de leader est intéressante : avec plus de 450 collaborateurs au sein de nos bureaux Marine & Cargo en France et dans le monde, nous possédons toutes l’expérience et les expertises nécessaires en interne pour continuer à faire vivre nos produits, innover et embarquer les assureurs dans cette aventure ». Le cabinet de courtage oriente ainsi les assureurs vers les nouveaux risques et son approche modulaire lui permet de construire chaque police d’assurance en adaptant les franchises, les capitaux et les garanties à chaque utilisateur et à son budget.
Objectif : devenir le courtier n°1 du sud global
De facto, le marché grossit. Diot-Siaci se présente comme un acteur majeur de l’assurance marine : « premier acteur européen en chiffre d’affaires, troisième mondial en marine, premier assureur non britannique ou non américain », indique Clément Le Forestier. Pour faire face aux principaux courtiers anglais et américains, Diot-Siaci dispose d’un bureau outre-manche et opère depuis 2024 sur le marché des Lloyd’s. Il s’appuie en France sur ses implantations comme celle de Nantes.
Le courtier français a également fixé son cap : inverser à l’horizon 2030 la répartition de son chiffre d’affaires de 2023 : 70% en France, 30% à l’étranger aujourd’hui, pour peser à l’international et devenir le courtier numéro 1 d’un « sud global ». Comprenez des pays européens comme la Pologne, mais aussi l’Inde, l’Afrique, le Moyen-Orient… Cela passe, en outre, par l’acquisition ciblée de courtiers locaux, « le moyen le plus rapide d’atteindre nos objectifs », affirme Clément Le Forestier.
- Aude Leroy