04 nov. 2026

SEAir mise sur les foils pour se démarquer sur le marché des drones navals

Gagner en vitesse, en stabilité et en autonomie sont les atouts des solutions de SEAir, qui transpose la technologie des foils aux drones de surface militaires. À Euronaval, l’entreprise française met en avant une gamme de plateformes conçues pour des missions allant des opérations spéciales à la protection maritime et à la lutte multi-domaines.

  • La technologie des foils développée par SEAir permet d’adapter des plateformes navales de formats variés aux exigences opérationnelles.
  • La plateformedéveloppéedans le cadre du programme DANAE se distingue notamment par l’utilisation de foils, avec des gains recherchés en matière de vitesse, d’autonomie et de stabilité des capteurs et des systèmes embarqués.
  • « Plus vite, plus loin, plus stable ». La persistance, la survivabilité et l’efficacité en mission face aux environnement météorologiq
© SEAir

Dans un contexte où les marines cherchent à renforcer leurs capacités de surveillance, de protection et d’intervention, les drones de surface prennent une place de plus en plus importante. Pour se différencier sur ce marché, SEAir mise sur des foils rétractables et pilotés automatiquement, associés à une architecture, numérique permettant d’adapter ses plateformes aux besoins opérationnels.

Les foils, levier de performance pour les drones navals

« Depuis deux ans, SEAir a démontré la fiabilité, la robustesse et les avantages opérationnels majeurs des USV sur foils, notamment en mer formée lors des exercices OTAN ou DGA »,indiqueRichard Forest, fondateur de SEAir.

Chez SEAir, l’intégration de foils ne vise pas uniquement à augmenter la vitesse des drones de surface. Celle-ci contribue également à améliorer leur stabilité, en particulier lorsque les conditions de mer se dégradent,pour préserver les performances des capteurs et des systèmes embarqués. L’entreprise met égalementen avant les gains en matière d’endurance, de mobilité et de discrétion.

Cette approche repose sur l’association des foils avec les systèmes de navigation, les fonctions d’autonomie et l’intégration de charges utiles adaptées aux missions, visant à proposer des plateformes capables d’évoluer dans différents environnements opérationnels : renseignement, surveillance, protection maritime, lutte de surface et anti-sous-marine, guerre électronique.

Une même approche technologique pour des besoins opérationnels variés

SEAir décline sa technologie sur une gamme de plateformes « sur-mesure » pensées et conçues pour répondre à des besoins opérationnels diversifiés et complémentaires.

Long de 4 mètres, le SP40 – nouveauté dévoilée lors de l’événement -vise notamment les opérations spéciales et la lutte contre les activités illicites, grâce à un format compact, à faible coût,qui doit faciliter son déploiement rapide, depuis la terre comme depuis la mer.

Avec ses 9 mètres de longueur, une vitesse supérieure à 40 nœuds et une autonomie de 200 milles nautiques, le SP90 cible la protection portuaire et maritime, ainsi que les opérations navales depuis des frégates ou des patrouilleurs hauturiers. Issu de l’expérience acquise sur la plateforme FT80, il a notamment fait l’objet d’essais avec la Direction générale de l’armement et de participations à des exercices de l’OTAN (REPMUS 2025, DYNAMIC MANTA 2026).

Le SP120 élargitce positionnement aux missions multi-domaine des forces navales. Cette plateforme de 12 mètres de longueur – issue du projet européen ARROW (Autonomous Rapid Recognition Operation Warship), coordonné par SEAir dans le cadre du Fonds européen de défense – affiche une vitesse supérieure à 40 nœuds et une autonomie de plus de 400 milles nautiques, pour des missions multi-domaines (renseignement, guerre électronique, combat naval, lutte anti-sous-marineet opérations spéciales).

Enfin, avec ses 20 mètres de longueur, une vitesse supérieure à 40 nœuds et une autonomie de plus de 800 milles nautiques, une capacité de transport de 16 personnes et d’une tonne de charge utile, le SP200 vise les opérations de plus longue portée, mais également les opérations spéciales pour sa version autonome.

« A Euronaval, nous sommes présents sur tous les fronts : avec notre nouveau drone SP40, mais aussi l’exposition en statique du FT80 (également visible sur le stand du ministère des Armées),le drone aérien RCX50 de MBDA pour la lutte en surface ou encore le sonar flash compact de Thales. Ces contrats avec les majors de la défense démontrentla capacité ASM de nos 9 et 12 mètres », souligne Richard Forest.

Un positionnement renforcé par des coopérations

Au-delà des performances de ses drones, SEAir inscrit ses solutions dans des architectures navales plus larges et collabore avec plusieurs acteurs de l’industrie de défense, dont Thales et MBDA. L’entreprise pilote notamment le groupement réunissant ÆGIR, MBDA et Diades Marine, sélectionné dans le cadre du programme DANAE conduit par l’Agence de l’innovation de défense et la Marine nationale.

DANAE constitue la première déclinaison du drone de surface autonome SP90 dans une version dédiée à la protection portuaire et à l’escorte de navires. À l’issue d’une première phase d’expérimentation menée par la DGA en janvier 2026, le groupement a été retenu, en octobre, parmi trois solutions appelées à poursuivre leur développement et leur évaluation.

« Étapes après étapes, nous déroulons notre plan 2030 et comptons bien devenir un acteur majeur dans le paysage des USV Européens. Souhaitons qu’Euronaval accélère encore cela ! », conclut Richard Forest.

04 nov. 2026

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