06 nov. 2026

LTH-Baas : de l’ingénierie à la mise en service, une responsabilité technique intégrée

Face à l’accélération des programmes navals militaires, les chantiers recherchent des partenaires capables d’aller au-delà de la simple mise à disposition de main-d’œuvre. LTH-Baas entend prendre en charge des lots techniques complets, de l’ingénierie à la mise en service.

  • La coordination technique anticipe les contraintes d’exécution dès la phase d’étude.
  • La maîtrise de la production garantit la livraison des lots techniques.
  • L’entreprise prend en charge l’intégration des systèmes complexes.
© LTH-Baas

La construction navale militaire connaît une forte croissance : de nouvelles frégates, corvettes et autres bâtiments sont développés en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays alliés, tandis que les flottes existantes se modernisent. Pour les chantiers, le défi est de coordonner des milliers d’activités d’ingénierie, d’achats, de production et d’installation, dans des espaces restreints et avec des exigences de qualité élevées. La multiplication des intervenants ajoute encore à la complexité. C’est sur ce terrain que LTH-Baas entend se positionner.

« Notre objectif est simple : prendre la responsabilité d’un lot technique défini et le livrer », annonce Anton Maljugin, président-directeur général de LTH-Baas. « Un chantier naval ne devrait pas avoir à gérer cinq entreprises différentes pour faire fonctionner un seul système. Nous pouvons regrouper l’ingénierie, les achats, la préfabrication, l’installation, la gestion de projet et la mise en service au sein d’une seule et même organisation de livraison », précise-t-il.

Une responsabilité de bout en bout

Avec des racines dans la construction et la réparation navales remontant à 1934, LTH-Baas est aujourd’hui un acteur maritime international comptant des centaines de professionnels permanents. Ses compétences couvrent le chauffage, la ventilation et la climatisation (CVC), la tuyauterie et les systèmes électriques, ainsi que l’ingénierie, les achats, la préfabrication, l’installation et la mise en service. L’entreprise d’origine estonienne ne se limite pas à fournir du personnel, elle gère des projets techniques de bout en bout.

« Il y aura toujours un besoin de main-d’œuvre supplémentaire dans la construction navale, mais ce n’est pas l’atout distinctif sur laquelle nous voulons bâtir notre activité navale », souligne Anton Maljugin. « Notre valeur ajoutée réside dans notre capacité à décharger le client d’un périmètre complexe pour le gérer comme un projet global », insiste-t-il. Pensée dès l’origine pour la production, l’ingénierie intègre désormais la modélisation 3D, le cheminement et la préfabrication.

« L’ingénieur doit comprendre la réalité de la construction à bord. Car lorsque l’ingénierie et la production sont cloisonnées, les problèmes sont souvent identifiés trop tard. Nous cherchons donc à intégrer la connaissance de l’exécution dès le départ », explique-t-il.

LTH-Baas travaille également avec les fabricants spécialisés (OEM), dont elle assure l’intégration au sein du navire. « Nous sommes très à l’aise pour travailler avec les OEM », affirme le PDG de l’entreprise. « Ils apportent une technologie et des équipements spécialisés. Nous fournissons l’ingénierie navale, la planification de la production, les capacités d’installation et la maîtrise de l’exécution de projet. Au final, le client a besoin de tous ces éléments pour qu’ils ne forment qu’un seul système opérationnel à bord. »

Une capacité internationale

LTH-Baas déploie ses équipes (Estonie, France, Allemagne, Espagne, Italie, Finlande, États-Unis et Singapour) en combinant savoir-faire international et ancrage local, selon les besoins du programme. « Notre approche consiste à injecter un savoir-faire naval éprouvé dans un programme, puis à bâtir la structure d’exécution locale adéquate autour des exigences du client », poursuit Anton Maljugin.

La préfabrication et les outils numériques contribuent à cette organisation, en permettant de déplacer une partie du travail hors du navire et de mieux anticiper les difficultés. « Ces outils sont précieux pour anticiper les problèmes, prendre les bonnes décisions et suivre précisément l’avancement d’un projet. Mais un modèle numérique ne construit pas un navire, il faut toujours des hommes d’expérience et une bonne gestion de projet pour réussir l’installation à bord », résume-t-il.

Déjà solidement implanté en Europe, LTH-Baas se développe aux États-Unis et sur les marchés alliés. « La construction navale militaire est nationale, mais le défi industriel est international », observe Anton Maljugin. « Face au besoin de construire plus et plus vite, des partenaires expérimentés ont un rôle clé à jouer. »

Ces expertises s’étendent à la modernisation, les projets de refonte venant naturellement compléter les activités de construction neuve de LTH-Baas. Pour l’entreprise, l’enjeu est d’aider les chantiers à accroître leurs capacités sans multiplier les interlocuteurs. Sa réponse : piloter des lots techniques globaux et en assumer la responsabilité directe. « Le cœur de notre échange avec un chantier n’est pas la main-d’œuvre, mais le périmètre technique global que nous pouvons assumer », conclut Anton Maljugin.

06 nov. 2026

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