05 nov. 2026

Gogo Special Missions renforce la connectivité des drones navals

Sur son stand, l’américain Gogo Special Missions met en avant une capacité destinée à renforcer les opérations navales sur de vastes zones : l’intégration de son terminal satellite Galileo HDX sur le drone tactique d’Insitu. Une solution qui permet à ce dernier de conserver un lien haut débit et à faible latence avec les opérateurs au-delà de la portée des liaisons radio traditionnelles.

  1. Gogo Special Missions et Insitu finalisent l’intégration d’une nouvelle solution de connectivité satellite haut débit.
  2. L’antenne Gogo Galileo HDX offre une connectivité mondiale haut débit à l’UAS Integrator.
© Gogo Special Missions

Pour un drone de surveillance maritime, voir loin n’est plus suffisant. Il faut surtout pouvoir transmettre rapidement les données recueillies et recevoir les instructions pour adapter la mission. C’est l’objectif de l’installation du Gogo Galileo HDX sur l’Integrator, un drone tactique développé par l’américain Insitu pour les missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR).

S’appuyant sur la constellation Eutelsat OneWeb, le terminal offre une liaison satellite haut débit et à faible latence, pour le commandement et contrôle comme pour la transmission des données de ses capteurs. « La connectivité ne prend pas les décisions à la place des équipages, elle évite que des renseignements utiles restent à bord de l’aéronef ou arrivent une fois que la situation a changé », résume Ben Massey, vice-président et directeur général de Gogo Special Missions.

Gogo met également en avant le caractère « ITAR-free » de sa solution, qui peut faciliter son déploiement dans certains programmes internationaux soumis aux contraintes de la réglementation américaine sur les équipements de défense. Les règles d’exportation et les autorisations applicables restent toutefois à examiner selon les clients et les missions.

Une capacité adaptée aux contraintes des drones

Conçu à l’origine pour l’aviation d’affaires, le Galileo HDX a été adapté aux contraintes beaucoup plus strictes d’un drone en matière de masse, d’encombrement et de puissance disponible. Avec Insitu, les équipes de Gogo ont développé une configuration compacte, conçue pour faciliter la maintenance.

La mise en oeuvre et les essais sur l’Integrator sont désormais achevés. Le recours à une constellation en orbite basse apporte par ailleurs une couverture étendue, notamment dans les hautes latitudes, où les réseaux géostationnaires peuvent être plus contraints. L’intérêt est particulièrement marqué lorsque l’Integrator opère depuis un petit bâtiment ou se déplace entre plusieurs zones d’opération : le drone peut rester connecté à l’ensemble de l’équipe de mission sans dépendre d’une station de contrôle à proximité.

Connecter les différents systèmes autonomes

Gogo inscrit cette évolution dans une transformation plus large des opérations navales, où drones aériens, systèmes de surface et véhicules sous-marins autonomes peuvent être déployés sur une même zone pour remplir des missions différentes. Leur efficacité repose aussi sur leur capacité à partager leurs données avec les navires et les centres de commandement.

« La valeur opérationnelle apparaît lorsque les observations peuvent être partagées et évaluées ensemble, afin de disposer d’une image plus complète et de diriger le système approprié vers la tâche suivante », souligne Ben Massey. La connectivité devient alors un maillon essentiel de cette architecture opérationnelle, au même titre que les capteurs, les systèmes de contrôle ou les capacités de traitement des données.

Une approche indépendante des réseaux

Au-delà du terminal, Gogo propose une approche combinant équipements embarqués, services satellitaires et accompagnement dans la durée. La société se présente comme indépendante des réseaux satellitaires et peut ainsi adapter la combinaison de matériel et de service à la zone d’opération, aux besoins en données et aux exigences de résilience du client. Cette offre s’appuie sur une expertise dédiée à l’aviation militaire et gouvernementale, ainsi que sur un support multilingue, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Pour les prochaines années, l’entreprise identifie trois priorités : rendre les terminaux satellitaires performants accessibles à davantage de drones, faciliter l’utilisation de plusieurs voies de communication et améliorer le partage sécurisé des données de mission.

Gogo signe un contrat de plus de 15 M$ US avec un client étatique international

Ce contrat renouvelé, de plus de 15 millions de dollars (plus de 13 millions d’euros), permet à Gogo d’étendre la connectivité avec cet Etat dont le nom n’est pas publié. L’entreprise doit fournir une connectivité satellite géostationnaire afin de garantir des communications fiables et sécurisées pour les missions aériennes de hauts responsables gouvernementaux, y compris dans des régions où les services satellitaires en orbite basse sont soumis à des restrictions (notamment en Russie, en Chine ou en Inde). Le renouvellement du contrat repose sur l’expertise de Gogo dans des domaines clés tels que la cybersécurité, la protection des données et le support opérationnel.

05 nov. 2026

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