03 nov. 2026

Le Tracus Combat ou le drone naval sacrifiable

Après son drone de surface dédié à l’entrainement, SeaOwl dévoile cette année son Tracus Combat, un système de défense rapide conçu pour la protection portuaire, côtière ou embarquée.

Tracus

© SeaOwl

D’une longueur hors-tout de 3,60 mètres, le « Tracus Combat » peut être largué de sept mètres de haut, l’équivalent de trois étages d’un immeuble (les franc-bord des frégates françaises oscillent de 4,5 mètres à 6 mètres selon le modèle) grâce à un canister (système de lancement présenté pour la première fois). Pour supporter le choc, sa coque est en composites, bien plus solide que la version pour l’entraînement. Il est d’ailleurs capable d’évoluer dans des mers formées.

Une fois à l’eau, le bateau part très vite sur son objectif. Avec son moteur inboard à jets, le Tracus combat peut naviguer à plus de 35 nœuds (environ 65 km/h). Cette vélocité est l’un des atouts du Tracus Combat selon Mathieu Glade, le Directeur Général de SeaOwl Technology Solutions : « Sa vocation est d’être un engin de défense, soit embarqué à bord des gros bateaux, soit utilisé depuis le port, depuis la côte pour faire de la protection contre des navires approchant ou des engins approchant. Le Tracus combat est un navire très adaptatif avec un système d’armes ».

Pilotable à distance ou autonome

En fait, c’est une arme à proprement parlé : doté d’une charge explosive de KNDS, directive ou multidirectionnelle, le drone est « capable de faire plus qu’abîmer », quitte à être un bateau sacrifiable si les circonstances l’exigent. Dans le cas contraire, « on le récupère pour le réarmer pour un second tir », précise Mathieu Glade.

Sa célérité, combinée à sa petite taille et à son design particulier, en fait un drone furtif qui assure des missions autour de 200 km de son point de départ. « C’est véritablement un bateau, pensé autour de la mission et non pas selon une architecture navale classique », pointe Mathieu Glade. Le Tracus Combat est pilotable à distance ou autonome ; néanmoins son système d’armes demeure à la main d’un marin. Il est utilisable seul ou en meute.

Plusieurs nations ont déjà marqué leur intérêt pour le Tracus Combat, de l’Europe au Moyen-Orient, en passant par l’Asie, selon le Directeur Général.

03 nov. 2026

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